8 février, 2010
Suite de la précédente note : les locataires sont partis le samedi à 20 heures. Ca a été assez déplaisant. Mais tout a été déplaisant depuis le début. Une semaine difficile…
On m'a dit que s'ils étaient partis si facilement c'est qu'ils n'avaient pas la conscience tout à fait tranquille. Je n'en sais rien, mais j'ai bien vu l'effet produit par le mot “police” .
Nous avons été très soulagés et maintenant nous attendrons que quelqu'un nous soit un minimum recommandé (c'était le cas de Bozo au départ) plutôt que de parfaits inconnus. Mais ça risque de prendre du temps.
Je pars à Rennes demain. Je suis impatiente de revoir Chachounette qui a , paraît-il, beaucoup changé en un peu plus d'un mois. J'aurais aimé que la météo me permette d'aller la promener dans sa poussette, mais à ce que j'ai entendu, ce n'est pas gagné…
Blanche Neige aussi est impatiente, ça va lui faire de la compagnie, de l'aide, et du baby sitting.
Monsieur Liliplume nous rejoint vendredi et nous rentrerons en voiture dimanche.
Lola est chez sa “nounou” depuis hier. Le Petit-mignon est prévenu pour à partir de vendredi donc. Tout roule !
J'arriverai peut être à écrire une note de là-bas !
Par liliplume le 8 février, 2010 dans Non classé
6 commentaires
5 février, 2010
J'espérais que février serait plus agréable que janvier. Ca a mal commencé.
Pour résumer (autrement ce serait trop long) nous avons trouvé de nouveaux locataires : au départ un couple d'une trentaine d'années portugais. Lui maçon, elle femme de ménage. Je me suis dit des gens travailleurs et sérieux, pas le genre à faire la fête jusqu'à pas d'heure (la location se trouve sur le côté mais dans la même maison, nous pouvons ne pas nous croiser, mais nous sommes tout près).
A peine installé, dès le premier jour même, je me suis aperçue qu'ils ne vivaient pas tous les deux, mais avec trois autres gars (dans 28 m2), soi-disant un ami, un frère et un cousin. Donc de parfaits inconnus pour nous, qui avaient les clefs du portail, l'accès au jardin, et l'été à notre maison car nous laissons les baies vitrées ouvertes aux beaux jours. On pouvait les prendre pour des rôdeurs, des cambrioleurs.
Nous avons convoqué le locataire ainsi que son ami-traducteur (qui était là lors de la signature) et nous leur avons signifié que bien sûr ils pouvaient recevoir qui ils voulaient mais qu'il fallait qu'ils soient, eux, présents en même temps. Que c'était une propriété privée, une maison, etc… Et Monsieur Liliplume leur a posé un ultimatum : ou ils faisaient partir leurs “pensionnaires”, ou tout le monde partait.
A partir de là, ils ont vécu tous volets fermés nuit et jour, même par beau soleil comme aujourd'hui, tout le monde là-dedans, cloîtré. Je pense que nos deux locataires, eux , partaient travailler le matin. Ca me rendait folle !
Ce matin j'ai pris ma décision, je voulais que surtout la situation ne s'enlise pas, il fallait faire très très vite. De toutes façons j'avais atteint ma limite, je ne supportais plus.
J'ai coupé le courant pour “faire sortir le loup du bois”. J'ai pris mon meilleur couteau que j'ai mis dans la poche arrière de mon jean (parce que je flippais un peu quand même…), j'ai pris mon appareil photo, et je suis passée par le jardin pour me trouver devant leurs volets éternellement clos. Comme ils ne pouvaient pas rester ainsi dans le noir complet, un a ouvert le volet (je ne sais pas si ils étaient plusieurs ou pas à l'intérieur), je l'ai pris en photo, il s'est mis à crier, je lui ai dit que j'allais appeler la police (un mot qu'il a très bien compris). Puis je suis partie.
De retour à l'abri chez moi (le coeur un peu battant quand même) j'ai envoyé un texto au traducteur-ami lui disant que ce matin j'avais trouvé encore un inconnu chez moi, que je l'avais pris en photo pour avoir une preuve parce que j'avais l'intention si la situation ne se résolvait pas très vite d'appeler la police, et que d'ailleurs les volets fermés me faisaient soupçonner quelque trafic illicite qui les intéresserait sûrement.
C'était du bluff parce que la photo n'avait rien donné et que je doute que la police se déplace pour un truc comme ça !
Mais ça a marché (ils ont toujours au moins un peu de travail au noir à se reprocher…).
J'ai aussi ajouté (lorsqu'il m'a rappelée) que je ne m'éloignais plus de chez moi et que j'avais l'intention de les prendre tous en photo et de bien surveiller les allées et venues.
Ca aussi c'était du bluff puisque j'étais alors en route pour Paris où je devais déjeuner avec PJF (un moment de réconfort) et que de toutes façons, comme c'est aménagé, je ne peux rien surveiller du tout !
J'ai aussi dit que la solution proposée par Monsieur Liliplume (=que les deux de départ restent) ne me convenait plus parce que je n'avais plus confiance et que la situation m'était intolérable, qu'ils m'avaient trompée et prise pour une co..e et qu'ils devaient tous partir au plus vite. Etc etc, je passe les détails de cette conversation téléphonique plutôt… houleuse.
Ce soir le locataire est venu me dire qu'ils déménageaient ce week-end et au plus tard mercredi (ce qui ne m'arrange pas parce que je pars mardi à Rennes et je ne sais pas si M.Liliplume, toujours trop gentil, sera assez vigilant au niveau de l'état des lieux, j'aimerais bien être là).
Nous l'avons échappé belle, notre vie aurait pu devenir un enfer avec ce squatt (c'est pourquoi il fallait frapper vite et fort) !!!
Maintenant je voudrais un peu de calme. Et de sérénité. S'il vous plaît…
Par liliplume le 5 février, 2010 dans et moi dans tout ca ?
10 commentaires
2 février, 2010
Une musique entendu tout à l'heure m'a transportée des années (et des années ..) en arrière.
Je me suis revue, toute jeune, à l'époque. Je pensais à ma vie future : il allait forcément se passer plein de choses, forcément tous ces jours, ces mois, ces années ! J'allais avoir 20 ans, puis 25, puis 30, 40 et 50 …C'est fou tout ce qui allait arriver ! J'allais vivre tellement d'aventures, de situations nouvelles, connaître tellement de gens, voir tant de choses. Comme ça allait être passionnant tout ça ! Ah je n'allais pas m'ennuyer c'est sûr !
Je n'avais qu'à me laisser vivre, tout simplement, et tous ces événements allaient se produire. Comme c'était excitant ! L'avenir était plein de -bonnes- surprises et de nouveautés.
Mais qui m'avait mis ces idées dans la tête ? Pas mes proches : ils étaient un modèle de pessimisme.
Alors les livres ? Oui sûrement. Car à l'époque peu de cinéma (ma mère désapprouvait) et pas beaucoup de tv : une seule chaîne en noir et blanc : la piste aux étoiles et thierry la fronde !!
Aujourd'hui le bilan est bien en deçà de ces espérances. Globalement il ne s'est pas passé grand chose ! Le hasard était occupé ailleurs… Quelques grands bonheurs, quelques petits, des malheurs moyens, pas mal de soucis. Mais de grandes aventures point !
Ce n'est pas que je n'ai pas su saisir certaines opportunités, je crois qu'elles ne se sont tout simplement pas présentées…
Le hasard était aux abonnés absents. (Mais peut être que je ne l'ai pas beaucoup provoqué non plus, prise dans la vie quotidienne et l'intendance.)
Aujourd'hui je me vois , à plus de 50 ans, seule dans ma maison (monsieur Liliplume a une réunion ce soir), la tv en bruit de fond, des chats affalés un peu partout, à me faire des crêpes (parce que c'est la chandeleur, que j'en ai eu envie et que je me suis dit que zut, si, j'allais m'en faire, même pour moi toute seule), juste quelques unes, loin de la grande pile d'autrefois quand nous étions cinq à les manger, interrompue (avec bonheur) par deux coups de téléphone amicaux.
Avez-vous déjà eu cette impression, que les choses ne se sont pas (mais alors pas du tout) passées comme prévu ?
Par liliplume le 2 février, 2010 dans et moi dans tout ca ?
17 commentaires